Voici venir la suite des aventures de Koizumi la géante (toutes proportions gardées, puisqu’elle fait 1m70) et d’Ootani le nain (1m56), le duo comique de leur lycée, tous les deux complexés par leur taille. Dans ce deuxième tome, on voit apparaître l’ancienne petite amie d’Ootani, qui l’a quitté pour un autre qui faisait bien 40 cm de plus, ainsi qu’un ancien ami de Koizumi, qui la considère comme son héros parce qu’elle le défendait quand ils étaient petits.Le premier tome était sympathique, frais, agréable à lire, et bien construit à partir d’un concept aussi épais qu’une feuille de papier à cigarette. Le deuxième tome, eh bien… c’est pareil. C’est toujours drôle, avec les expressions bizarres de Koizumi, les disputes, et aussi le passage, vers la fin, où Nobu et Nakao écrivent les pensées d’Ootani dans des bulles de leur fabrication ; toujours prenant, pour peu de jouer le jeu et de rentrer dans l’histoire ; toujours léger et agréable.Dans ce deuxième tome, les relations entre les personnages, leurs émotions, évoluent cependant suffisamment pour ne pas nous faire craindre qu’il ne se passe rien avant la fin, et que la mangaka ne dilue son histoire dans les événements scolaires sans signification. Les sentiments de Koizumi évoluent assez rapidement vis-à-vis d’Ootani, elle ne met pas dix tomes à s’apercevoir qu’elle est amoureuse de lui, surtout que ce n’est pas vraiment un scoop et qu’on sait depuis le début qu’ils vont finir ensemble. L’histoire évolue donc suffisamment rapidement pour que l’on ne s’ennuie pas, mais aussi de manière naturelle, non précipitée.
C’est là l’intérêt de ce manga. De nombreux shôjo manga se déroulent dans un lycée, et les fêtes scolaires et autres voyages de classe sont quasiment un exercice obligé. Ici non plus, on n’y échappe pas : on est en février, et on a donc droit à l’incontournable Saint-Valentin. Mais à partir de cette trame très classique, et d’un postulat qui était loin de garantir une suite intéressante, la mangaka réussit à présenter un manga vraiment sympathique, avec des personnages bien décrits, et une histoire naturelle et juste. En espérant que les tomes suivants confirment cette bonne impression.
C’est sûr, Lovely Complex ne révolutionnera pas le shôjo manga, la trame n’est pas suffisamment originale pour cela. Mais c’est quand même ma meilleure lecture, en shôjo, pour cette année : grand public, sans être racoleur ou niais, deux des écueils les plus courants du genre, dont nous avons nos exemples en France chez Panini Manga ou Akiko. Un très bon choix d’Akata donc, et un manga auquel je conseillerais à tout le monde de jeter un coup d’œil.
Par elynehil (source : site akata)
