samedi 8 mars 2008

Chroniques tome 5

Résumé des épisodes précédents : Koizumi a fait sa déclaration à Ootani. Ootani a compris ce qu’elle voulait dire (c’était pas gagné d’avance), il s’est même mis à y réfléchir (c’était pas gagné non plus). Et après ? Nous voici de nouveau à Noël, puis à la Saint-Valentin, sans que les personnages aient véritablement changé. Une certaine tension est apparue dans les relations entre Ootani et Koizumi, même si la dernière essaie de persuader le premier d’être comme avant avec elle ; et, c’est une bonne chose, le duo comique d’hier ne se transforme pas soudainement, elle en amoureuse transie ayant perdu tout son répondant, lui en bellâtre mystérieux. On évite l’écueil de l’héroïne présentée au départ comme une fille qui ne se laisse pas marcher sur les pieds, et qui devient une horrible sentimentale perpétuellement entourée de cœurs et de trames du plus mauvais effet, incapable d’ouvrir la bouche en présence de son bien-aimé. Il y a bien des trames, quelques larmoiements aussi, mais pas de quoi s’y noyer, et cela n’empêche pas Koizumi de continuer à lancer des ballons de basket à la tête dudit bien-aimé, et de trouver des comparaisons aussi subtiles que « Tu ne laisses rien passer de tes sentiments envers moi, tel le cuistot caché derrière la vapeur d’un bouillon de soupe de nouilles », qui feraient pâlir de jalousie plus d’un académicien.

Et, parce qu’il faut bien qu’il se passe quelque chose, dans le tome 5, voici le retour de l’abominable et machiavélique ex-petite amie d’Ootani !! Qui s’est séparée de son géant de copain !! Ootani va-t-il profiter de l’occasion pour tenter de se remettre avec elle ?! Le suspense est à son comble ! Evidemment, on a bien l’impression que quelques "péripéties" sont rajoutées pour allonger un peu la sauce, on risque de faire une indigestion de chocolats de Saint-Valentin, on attendra encore longtemps notre révélation sur l’existence des extraterrestres ou l’approche de la fin du monde, mais finalement la guimauve ne prend pas le dessus et on y retrouve ce qu’on appréciait dans les premiers tomes : un duo d’idiots toujours très drôles, des personnages secondaires que leur assignation au rôle de marieur/élément perturbateur n’empêche pas d’être également présents, un ton léger omniprésent.

Tout en écrivant un shôjo manga somme toute classique, l’auteure continue d’égratigner gentiment le genre : témoin la scène où Risa s’imagine quelle serait la situation si Ootani faisait 20 cm de plus qu’elle, et pouvait lui attraper les livres sur les étagères, plutôt que l’inverse ; et celle où Nobu prétend que Nakao était le loubard de son collège, qu’elle avait peur de lui et du fait qu’il avait déjà envoyé vingt personnes à l’hôpital, avant de le voir s’occuper d’un chat errant et de découvrir qu’il avait lui aussi un "côté mignon". Scènes stéréotypées s'il en est, particulièrement savoureuses ici.

Par elynehil (source : site akata)

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