Ce coup-ci, c’est Risa qui débloque : après une tentative totalement désespérée pour se rapprocher d’Ootani, elle se plonge dans un jeu vidéo brillamment intitulé "Love Love Fantasia" et ne jure plus que par un des personnages… au point de le retrouver dans le nouveau professeur adjoint de la classe, surnommé Maity, le bishônen parfait avec ses cheveux trop longs et son col de chemise trop ouvert, et mielleux à souhait. Et Risa de créer un fan club en son honneur, donc, pendant qu’Ootani se désespère de la voir redevenir normale (si tant est qu’elle l’était avant).Il ne faut pas quinze pages pour se rendre compte que Maity n’apparaît que pour rendre Ootani jaloux – ce qui ne réussit pas trop mal, d’ailleurs. Rien de bien original, et quelques scènes sont d’ailleurs très "cliché", notamment celle où Maity provoque Ootani et finit par lui faire dire qu’il n’aime pas du tout Risa – au moment où celle-ci arrive, bien entendu. Si on n’avait pas l’habitude, on aurait l’impression d’être dans un quelconque shôjo miteux aux ressorts narratifs poussifs. Mais dans les autres tomes, Aya Nakahara nous a déjà prouvé sa capacité à faire du neuf avec du vieux, de façon très réussie en général.
Ceci dit, ce volume est effectivement moins réussi que les autres. Tout le monde se prend un peu trop au sérieux pour faire passer la parodie de shôjo lambda, particulièrement au cours de la scène sus-citée. Alors que les autres personnages secondaires étaient développés de telle façon qu’on n’avait pas trop l’impression qu’ils n’étaient là que pour faire avancer l’histoire, le personnage du professeur est un peu pénible et ne sert vraiment à rien, à part faire prendre conscience à Ootani que Risa est pour lui autre chose qu’une grande perche et son "binôme" comique. L’intention est louable, le moyen employé un peu moins. Mais comme toujours, l’action progresse assez rapidement, les sentiments des personnages également, ce qui peut nous faire espérer ne pas avoir à supporter un triangle amoureux vaseux pendant encore plusieurs tomes – et que ce n’est qu’une petite baisse de régime avant un retour à la normale.
Par elynehil (source : site akata)

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