Petite question : pourquoi lisez-vous toujours Lovely Complex, et toujours avec autant de plaisir ? Ou encore : pourquoi est-ce que je continue d’écrire des chroniques à chaque tome qui sort, et ce, alors que je n’ai manifestement plus rien de nouveau à dire, parce qu’il ne s’est rien passé de fondamentalement nouveau depuis le tome 1 ? Tout ça, eh bien chers lecteurs, chères lectrices, c’est parce qu’on ne soulignera jamais assez la capacité d’Aya Nakahara à faire des trucs très chouettes à partir de trois bouts de ficelle.L’auteure réussit très bien à se renouveler sans se renouveler. Et remet en cause toutes ces petites maximes un peu frustrantes qu’on vous assène systématiquement : "même (ou plutôt surtout) les bonnes choses ont une fin", ou alors, "l’humour de répétition, ça devient vite pas drôle", sans oublier le sempiternel "une bonne intrigue doit savoir se renouveler, sous peine d’inspirer au lecteur les sensations d’un rat mort d’ennui à la lecture d’un énième tournoi sportif/triangle amoureux". Ce qu’il y a de bien avec Lovely Complex, c’est qu’on sera sûr d’y trouver à chaque fois, à peu près les mêmes ingrédients, et on sera sûr également de toujours apprécier le mélange. Soyons honnêtes, c’est surtout ça qui fait le plaisir de la lecture. C’est toujours agréable de retrouver Risa, mauvaise herbe bien plus vivace que toutes les Tsukushi Makino, Ootani, qui nous campe un bellâtre ténébreux… improbable, et toute une galerie de personnages secondaires dont l’auteure réussirait presque à nous faire croire qu’ils ne sont pas là uniquement pour faire avancer l’intrigue entre les deux héros mous du bulbe. Au programme de ce tome, l’apparition d’une voisine d’Ootani, qui s’était résignée à ne jamais lui avouer sa flamme, à cause de sa grande taille – qui lui permet quand même d’être mannequin, alors que Risa se contente de soigner sa scoliose et de mettre des jupes sur ses pantalons. Et donc, la grande perche n°2, constatant que l’élu de son cœur ne s’arrête finalement pas à ces détails, voit se rallumer ses ardeurs guerrières. Encore un délicieux (?) cliché des shôjo passé à la moulinette de Lovely Complex, et bien sûr toujours pour notre plus grand plaisir. Vous l’aurez compris, il y a de bien pires façons de passer son temps qu’à lire ce nouvel opus de votre série de midinette préférée !Par elynehil (source : site akata)
vendredi 20 juin 2008
Chronique tome 8
Petite question : pourquoi lisez-vous toujours Lovely Complex, et toujours avec autant de plaisir ? Ou encore : pourquoi est-ce que je continue d’écrire des chroniques à chaque tome qui sort, et ce, alors que je n’ai manifestement plus rien de nouveau à dire, parce qu’il ne s’est rien passé de fondamentalement nouveau depuis le tome 1 ? Tout ça, eh bien chers lecteurs, chères lectrices, c’est parce qu’on ne soulignera jamais assez la capacité d’Aya Nakahara à faire des trucs très chouettes à partir de trois bouts de ficelle.L’auteure réussit très bien à se renouveler sans se renouveler. Et remet en cause toutes ces petites maximes un peu frustrantes qu’on vous assène systématiquement : "même (ou plutôt surtout) les bonnes choses ont une fin", ou alors, "l’humour de répétition, ça devient vite pas drôle", sans oublier le sempiternel "une bonne intrigue doit savoir se renouveler, sous peine d’inspirer au lecteur les sensations d’un rat mort d’ennui à la lecture d’un énième tournoi sportif/triangle amoureux". Ce qu’il y a de bien avec Lovely Complex, c’est qu’on sera sûr d’y trouver à chaque fois, à peu près les mêmes ingrédients, et on sera sûr également de toujours apprécier le mélange. Soyons honnêtes, c’est surtout ça qui fait le plaisir de la lecture. C’est toujours agréable de retrouver Risa, mauvaise herbe bien plus vivace que toutes les Tsukushi Makino, Ootani, qui nous campe un bellâtre ténébreux… improbable, et toute une galerie de personnages secondaires dont l’auteure réussirait presque à nous faire croire qu’ils ne sont pas là uniquement pour faire avancer l’intrigue entre les deux héros mous du bulbe. Au programme de ce tome, l’apparition d’une voisine d’Ootani, qui s’était résignée à ne jamais lui avouer sa flamme, à cause de sa grande taille – qui lui permet quand même d’être mannequin, alors que Risa se contente de soigner sa scoliose et de mettre des jupes sur ses pantalons. Et donc, la grande perche n°2, constatant que l’élu de son cœur ne s’arrête finalement pas à ces détails, voit se rallumer ses ardeurs guerrières. Encore un délicieux (?) cliché des shôjo passé à la moulinette de Lovely Complex, et bien sûr toujours pour notre plus grand plaisir. Vous l’aurez compris, il y a de bien pires façons de passer son temps qu’à lire ce nouvel opus de votre série de midinette préférée !Par elynehil (source : site akata)
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